Toxicologie du chardon à glu «Atractylis gummifera L»

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Date
2020
Authors
Belmahi, Mohamed Habib
Journal Title
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Volume Title
Publisher
Université Constantine 3 Salah Boubnider, Faculté de médecine
Abstract
Le chardon a glu ou l’Atractylis gummifera L., est utilisé en médecine traditionnelle pour ses propriétés cicatrisantes en application locale (syphilis, furoncle, abcès), sous forme de tisane comme diurétique, purgatif, antipyrétique, abortif et émétique. Sa toxicité aiguë diffère selon l'espèce animale et la voie d'administration. La symptomatologie est dominée par une nécrose hépatique et une insuffisance rénale. Pour cela l’objectif de notre travail est d’évaluer, par des tests in Vivo et in Vitro, le pouvoir toxique de l’atractyloside principe actif du chardon à glu, pour lequel, une méthode de dosage sanguin, par HPLC, est mise au point et validée. Le pouvoir toxique est évalué, in vivo, par l’estimation de la DL50 chez la souris et par une étude cinétique suite à l’administration d’une dose subtoxique chez le rat. L’étude est complétée par l’estimation du pourcentage de liaison de la molécule ainsi que de vérifier la probabilité de la formation d’une toxicité liée à un métabolite intermédiaire. Le pouvoir d’induire un stress oxydatif a été également exploité (Glutathion, MDA et catalase). Cette méthode a été validé avec une limite de quantification de 10 µg /mL et une limite de détection de 2 µg /mL .L’étude cinétique de l’atractyloside réalisée sur des rats de race Wistar a montré que tous les processus de transport, de métabolisation et/ ou d’excrétion sont saturés, ceci suggère que la cinétique est non-linéaire. La concentration maximale est de 68,8 µg/mL avec un temps de demi-vie de 90 min et une concentration maximale de 68,8 µg/mL quant à la fraction libre elle est de l’ordre de 65%. Notre étude sur la toxicité in vivo selon les méthodes de Karber/Behrens et Miller et Tainter a donné une DL50 de 115+22,16 mg /kg. L’étude in vitro sur les trois souches RD, A549 et HEP2 a révélé une augmentation du taux du MDA, une diminution de la concentration des glutathion réduit et une diminution de l’activité de la catalase qui est de l’ordre de 66 à 85% en moyenne ce qui dénotent d’un stress oxydatif induit par l’atractyloside suite à un phénomène apoptotique. Le test d’induction, par le phénobarbital, a révélé une diminution de la valeur de la concentration maxima par un facteur de 16 et une diminution de l’AUC par un facteur de 5. Le taux de mortalité est plus important et le délai est plus court ce qui suggère que la toxicité de l’atractyloside est dûe à la molécule mère et/ou à sesmétabolites. Vu qu’aucun traitement spécifique n’est disponible et que toutes les approches thérapeutiques actuelles sont uniquement symptomatiques la maitrise du sort de la molécule in vivo pourrait nous permettre de palier à la sévérité de la toxicité aigüe par le chardon à glu ou toute autre plantes dans le même contexte.
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